Bio ou pas bio ?

En France on dispose de nombreuses formes d’agricultures : conventionnelle, durable ou encore raisonnée. Mais dans notre société actuelle une est en pleine expansion : l’agriculture biologique. Meilleure pour la santé, un argument phare de cette alimentation qui séduit chaque jour de nouveaux acheteurs.

Manger bio implique un mode de culture qui fait appel à des techniques qui respectent l’environnement et les animaux. On s’engage à consommer des fruits, des légumes et des céréales sans Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) , sans pesticides ou engrais chimiques. Pour la viande, le poisson, les œufs ou encore le lait, ils ne doivent pas être soumis à des hormones de croissance.

Les produits transformés (biscuits, laitages…) qu’ils achètent, doivent être conçus à 95 % d’ingrédients d’origine biologique. Ainsi, ils ne contiennent, ni OMG, ni additifs alimentaires, ni produits chimiques, ni conservateurs.

Une consommation attirante

En 2019, ¾ des Français déclarent consommer régulièrement des produits biologiques selon l’Agence Bio. Un nombre d’adeptes qui ne cesse d’augmenter ces dernières années.

Si Sarah vendeuse dans le magasin « La Récolte » du 17ème arrondissement de Paris, a décidé de se mettre au bio, «C’est surtout pour la notion de plaisir et de qualité de vie. Avant je pensais que je mangeais bien mais en réalité, je ne consommais que des aliments trop gras du marché absolument pas bio. Puis, lorsque je me suis convertie, j’ai adorai faire mes courses dans les magasins dédiés à cette production, cuisiner plus et me sentir mieux dans mon corps», confie-t-elle. Tout comme les 14% d’adeptes, l’aspect santé fait parti des arguments qui a su séduire Sarah.

Mais est-ce vraiment bon de manger bio ?

Notre alimentation a un impact indéniable sur notre santé. Mieux on s’alimente plus on évite les risques de cancers, de maladies cardiovasculaires ou tout simplement de fatigue. L’origine de ces risques, c’est le contenu déséquilibré de nos assiettes : trop de matières grasses ; trop de viande rouge ; pas assez de fibres ; pas assez de légumes ; de fruits ou de céréales complètes. De plus l’utilisation de pesticides se retrouve dans nos aliments et contribuent à augmenter ces dangers de maladies et de fatigue.

Manger bio, selon le journal web Terre Vivante, semble les diminuer. Tout d’abord, il n’y a aucun polluant qui entre dans les produits, car aucun pesticide n’est utilisé. Une étude réalisée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, a montré que seulement 2% des produits bio français contenaient des pesticides contre 37,74% pour ceux issus de l’agriculture intensive. Les OGM aussi ne sont pas exploités par cette culture, ce qui limite les allergies et la fragilisation de l’organisme. Ces produits sont plus denses en nutriments : fibres ; antioxydants ; protéines et acides gras insaturés. Moins gorgés d’eau, les fruits et légumes bio sont aussi de meilleure qualité nutritionnelle et plus savoureux.

Quelques hic encore présents

Peu de gens le savent, mais cette agriculture autorise les pesticides naturels, le labour et d’autres pratiques potentiellement problématiques pour la production au long terme, l’environnement et la santé humaine. Les études concernant notre santé et le bio sont pour certaines en cours, il est donc encore difficile de tirer de réelles conclusions. Celles sur la qualité nutritionnelle ont montré, « Qu’il y avait assez peu de différences au niveau des nutriments », explique Emmanuelle Kesse-Guyot au Figaro Santé. «Ainsi, l’agriculture conventionnelle est plus riche en protéines, alors que l’agriculture biologique est plus riche en matière sèche ou en micro-nutriments comme la vitamine C ou le phosphore», poursuit-elle.

Pour finir le magazine web « 60 millions » a analysé la composition de 130 produits possédants le label bio. Ils indiquent que plusieurs œufs et laits contiennent davantage de PCB et de dioxines que les produits classiques. Les poules et les vaches peuvent être dans des espaces à proximité de sols contaminés par les pesticides. De même pour les fruits et légumes qui peuvent être cultivés sur des sols anciennement intensifs. Enfin, des produits transformés comme des pâtes à tartiner ou des gâteaux sont tout aussi gras que les non bio. « Certains gâteaux contiennent de la farine complète, plus amère que la farine classique. On rajoute donc du sucre pour en masquer le goût » indique la rédactrice en chef adjointe du magazine, Christelle Pangrazzi à France Info. Ces gâteaux, c’est également le cas de certains jus de fruits, contiennent des sucres invertis, qui favorisent entre autre le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Le bio est donc indéniablement bon, mais pour savoir s’il est réellement meilleur pour la santé, il va falloir patienter jusqu’aux résultats des études, tel que BioNutrinet, lancée en février dernier.

Crédit image : libre de droit.

Publié par Chloé Robert

Journaliste en formation en deuxième année à l'Institut Européen de Journalisme de Paris (IEJ). "

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